Le peuple (des punks) au pouvoir en Islande...Et çà marche!
23.02.2015

Punks au pouvoir.JPG

C'est en 2009 que Jón Gnarr crée le parti satirique Besti Fiokkurinn (le meilleur parti) dans le but de parodier les partis Islandais. Depuis les années '80, il était bassiste dans un groupe de punk et membre d'un duo comique. Il a d'ailleurs jouer dans plusieurs épisodes de l'émission comique islandaise Fóstbræður. Pas vaiment au goût des dirigeants politiques de l'époque car que pourrait faire un groupe dont les projets politiques sont plus fantasques les uns que les autres tels que la construction d'un Disneyland à proximité de l'aéroport de Reykjavik ou la distribution de serviettes gratuites dans les piscines municipales.

Ce qui a seduit, semble-t-il les citoyens de la capitale islandaise, c'est son engagement écologique prononcé et sa volonté affichée du'une meilleure transparence de la vie politique. Toujours est-il que son parti remporta 6 sièges sur 15 au conseil municipal lors des élections de 2010, ce qui lui permit de remporter le siège de maire de la ville.

 

Comme on dit: "c'est au pied du mur que l'on voit le maçon". Jón Gnarr et son équipe - des stars du rock, et des ex-punck - l'ont bien compris et ont pris toute la mesure de la responsabilité qui leur incombait dorénavant. Celui que l'on traitait de clown allait administrer une ville de 180.000 habitants et un budget de 12 millions d'euros.

Il a assaini les finances

Homme de conviction, Jón Gnarr a mis un point d'honneur à respecter ses engagements en matière de justice sociale, d'égalitarisme avec les individus et respect de l'environnement. Il assainit les finances publiques. Un membre du groupe déclarait : "En tant qu'artistes, on avait l'habitude de travailler avecs des petits budgets. Ca nous à aidé." Il a également usé et re-usé du referendum. Evidemment, ça ne plait pas à tout le monde, car le réferendum est un processus de solidarité.

 

Il a réalisé des projets d'envergure

 

L'équipe aux leviers des décisions économiques a tenu quelques discours réussis, construit plusieurs dizaines de kilomètres de pistes cyclables, conçu un plan d'urbanisme, réorganisé les écoles, développé des petits ateliers d'art et fait de la capitale une ville agréable à vivre et en plein essor. Par ailleurs, le tourisme a enregistré une croissance de 20%. Le prix de l'immobilier recommence à grimper, des hotels sortent de terre un peu partout...

Il a tenu sa promesse

 

Il l'avait promis, il se démettrait lui-même de ses fonctions. Il a tenu sa promesse et a passé la main le 12 juin 2014, même s'il admet qu'un siège de conseiller municipal ne serait pas pour lui déplaire. Ainsi qu'il le disait " l'exercice du pouvoir à un temps, et cette chance doit aussi échoir à d'autres hommes de qualité".

 

Le Parti Pirate est de la génération geek. Ses membres sont un peu perçu comme des idéalistes qui voudraient révolutionner le monde, qui voudraient que les gens soient heureux. Est-ce vraiment le soucis des politiciens, démocrates ou conservateurs?

 

Et si, contre toute attente, les projets du Parti Pirate tenaient la route. Alors pourquoi ne pas lui faire confiance?