Une manif qui pose question
7.11.2014

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Au lendemain de la manif nationale contre l'austérité, Bruxelles compte ses blessés. Selon Ilse van de Keere, il y aurait 112 blessés du coté des forces de l'ordre, 43 arrestations dont deux ont été mises à la disposition du parquet. Une d'entre elles pourrait faire l'objet d'une procédure accélérée.

 

Il semblerait que les dockers venus d'Anvers n'étaient pas les seuls à vouloir en découdre. Certains d'entre eux, en mal de sensations fortes, voulaient tout casser, mais il y avait aussi les autres: ceux qui on profité de la manif pour règler leurs comptes.

Si on peut comprendre que le peuple soit en colère et le montre, il est contre-productif de détruire le bien d'autrui qui est logé à la même enseigne que nous. Alors si les dockers cassent tout et que les néo-nazis s'infiltrent, insultent les gens et les passent même à tabac lorsqu'ils n'ont pas la bonne couleur de peau, chacun d'entre nous doit réagir et condamner ce genre de comportement.

Je tiens à saluer le civisme des responsables de "RésistanceS.be" qui collaborent avec les forces de l'ordre et ont identifié au moins deux néo-nazis néerlandais. Il s'agit de Eite Homan, nostalgique du IIIe Reich régulièrement présent lors de manifestations d'extrême droite, et de Karl-Jan Walle, dont le tatouage sur le cou à l'effigie des SA hitlériennes ne laisse guère la place à l'interprétation. Sans aucun signe de reconnaissance syndicale, les deux hommes ont fait partie des affrontements avec la police survenus aux alentours de la Porte de Hal à la fin de la manifestation. Selon le web-journal Résistances.be, ils seraient toujours en Belgique ce vendredi, afin d'assister à un rassemblement organisé par l'Autonome Nationalisten Vlaanderen, autoproclamé "seul mouvement national et révolutionnaire de Flandre" et qui affiche clairement son soutien aux "camarades" nazis d'Aube Dorée.