Extinction de masses programmée

Les grandes extinctions de masse

Une extinction de masse est un événement majeur à l’occasion duquel un très grand pourcentage des êtres vivants sur terre disparait.

Cette définition est assez récente puisqu’on l’attribue aux Jack Sepkoski et David M.Raup.

La première eut lieu il y a environ 445 millions d’années probablement à la suite d’une glaciation entrainant des désordres climatiques et écologiques. Il y a environ 380 millions d’années, la deuxième eut pour conséquence l’extinction de 75% des espèces vivantes. Lors de la troisième, il y a 245 millions d’années, 95 % de la vie marine disparut ainsi que 75% des espèces terrestres. Une quatrième eut lieu il y a environ 200 millions d’années. 35% des familles d’animaux disparurent ainsi que 75% des espèces marines. C’est lors de la cinquième extinction de masse, il y a environ 66 millions d’années que les dinosaures disparurent ainsi que 50% des espèces vivantes.

L’homme et la sixième extinction de masse

L’Homme apparut sur terre après la cinquième extinction de masse, il y a 7 millions d’années. Si l’on situe le Bing Bang il y a 13,7 milliards d’années, l’homme n’est apparu sur terre que hier. Il serait apparu au Tchad, car il faut savoir que l’Homme est un animal tropical, même si, au fil des millénaires, il s’est habitué à toutes les températures.

En juin 2015, les biologistes des universités américaines de Stanford, Princeton et Berkeley annonçaient que « Nous entrons dans la sixième grande extinction de masse » dans une étude publiée par la revue Science Advances. L’Homme serait l’acteur de sa propre extinction.

Selon Luc Bussière, biologiste et spécialiste de l’évolution humaine à l’université de Stirling au Royaume-Uni, une des hypothèses de cette extinction de masse pourrait être une guerre nucléaire suivie d’un hiver nucléaire prolongé, c’est-à-dire un refroidissement du climat terrestre lié à l’absorption des rayonnements du Soleil par un brouillard épais.

Mais les Hommes ne veulent pas entendre une telle apocalypse car elle leur parait terrifiante. Un peu de lucidité permettrait de mettre en œuvre des scenaris de nature à lutter contre le réchauffement climatique et, par voie de conséquence, assurer la survie de toute l’humanité.

Il y a bien « l’accord de Paris sur le Climat ». Le 22.09.2020, à l’Assemblée des Nations Unies, Xi Jinping, le président chinois annonçait un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2060. Rappelons que la Chine est le premier pollueur mondial avec 28% des émissions globales de gaz à effet de serre). Mais, la Terre sera-t-elle assez patiente ?

La survie de l’Humanité n’est plus du tout garantie. Depuis 1971, nous consommons chaque année plus que ce que la terre peut nous offrir en un an. En d’autres termes nous puisons des réserves naturelles qui ne se renouvelleront pas. C’est le fameux Earth Overshoot Day calculé par le Global Footprint Network. Nous consommons de plus en plus tôt ce que la terre ne peut offrir que l’année suivante.

Des solutions radicales

Nombreux sont les « élites » qui planchent sur des solutions radicales. A titre d’exemple, le Groupe Bilderberg dont les membres sont issus du monde de la diplomatie, des affaires, de la politique ou des médias. Les membres se rencontrent discrètement pour en parler. Leur programme se fonde sur l’eugénisme qui consiste à développer des pratiques permettant d’arriver à créer des races parfaites, intelligentes et sans défauts physiques. Selon les éminences du groupe, il faudrait supprimer deux tiers de l’humanité, c’est-à-dire des hommes et des femmes qui ne répondraient pas à des critères précis.

Dans un rapport de 2009, le Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUP), convient qu’on ne saurait nourrir toute la planète qu’à la condition de réduire massivement la population mondiale. Le « comment » reste à définir, mais le lecteur aura vite compris que le moyen utilisé n’aura probablement pas l’heur de lui plaire.

Les conclusions de la London School  of Economics (LES) sont d’ éliminer d’ici 2050 un tiers de la population mondiale non pas parce qu’on n’arrive plus à nourrir tout le monde, mais parce que c’est le moyen le moins coûteux de résoudre le problème du réchauffement climatique.

Dans un communiqué de presse, en 2009 toujours, l’OPT[1] écrivait que la Terre ne peut nourrir que cinq milliards d’individus.

Alors, lorsque Donald Trump refusa de ratifier l’Accord de Paris sur le Climat et excita Kim Jong-Un par de multiples menaces, on ne peut s’empêcher de se demander si ce n’est pas voulu. La conséquence immédiate du manque de maturité politique de l'ancien président américain est que toutes les recherches de solutions pacifiques par voie diplomatiques ont été vouées à l’échec pendant son mandat. Il ne reste que l’option militaire, ce qui accréditerait l’hypothèse de Luc Bussière.

Dans mon essai « Pourquoi et comment les États-Unis ont fabriqué Daesh », je souligne le fait que les États-Unis ne sont pas un bon allié pour l’Europe.

Il est temps de se ressaisir

Aussi, il est temps de remplacer tous les dirigeants dont la myopie les empêche de voir plus loin que leur réélection par de réels visionnaires : les peuples européens. Ils se doteront d’un autre modèle de gouvernance, d’un autre modèle de croissance, d’un autre modèle de reconnaissance.

Existe-t-il suffisamment d’hommes et de femmes disponibles pour sensibiliser les citoyens à cette problématique ?

                                                                  

 

[1] Optimum Population Trust