Le désir, préambule indispensable à la recherche de solutions 
28.07.2008

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Au lendemain des élections de 2007, chacun se souvient du commentaire des francophones à propos des réformes institutionnelles : « les francophones ne sont demandeurs de rien ! ». Chacun pouvait comprendre que les francophones ne « désiraient » rien. Dans ces conditions, comment peut-on rechercher une solution durable au souci des néerlandophones qui, eux, avaient clairement exprimé leur désir.


N'aurions-nous pas mieux fait d'éviter ce commentaire assassin de nature à attiser les tensions plutôt qu'à les apaiser. Il en va de même en ce qui concerne la problématique de l’emploi qui, dans l’échelle des priorités, est quand même bien plus pressante que les réformes institutionnelles.

Chaque chômeur qu’il soit francophone, germanophone ou néerlandophone, désire ardemment un emploi, mais le désir de créer des emplois est-il présent dans l’esprit de nos élus ? En 2004, la Flandre a estimé qu’il y avait proportionnellement plus d’exclus en Flandre qu’en Wallonie. Comme l’ONEM est fédéral, il a estimé qu’il devait y avoir une tricherie quelque part. C’est ainsi que le Forem fut contraint de signer un accord de coopération avec l’ONEM, qui, aujourd’hui, montre ses effets dévastateurs. Le désir des élus de l’époque n’était pas de créer de l’emploi, mais bien de résorber le chômage, ce qui est tout à fait différent.


Résorber le chômage se fait en un tour de main. Entre 2004 et 2007, les exclusions ont progressé de 74% (passant de 64.303 décisions défavorables aux chômeurs en 2004 à 112.149 en 2007). Le désir a suscité la recherche de solutions qui provoque des drames humains mais n’augmente en rien le nombre de postes de travail. Je plaide pour que germe dans l’esprit de nos élus le sens du discernement et le désir de créer des postes de travail.


Je plaide pour que germe dans l’esprit de nos élus le sens du discernement et le désir de créer des postes de travail.


Paul THUNISSEN