COP 19 & CMP 9 Pologne
Pologne

Varsovie
du 11/11 au 23/11/2013
Si Doha était une transition calme, Varsovie a été marquée par une tension sociale et politique très forte. C'est la COP où la société civile a fini par claquer la porte.
Les enjeux majeurs de Varsovie (2013)
1. Le Mécanisme de Varsovie sur les "Pertes et Préjudices"
C’est le grand héritage de cette édition. Après les premières discussions à Doha, les pays du Sud ont obtenu la création d'un mécanisme officiel pour traiter les dommages irréparables causés par les catastrophes climatiques (comme le super-typhon Haiyan qui avait frappé les Philippines juste avant l'ouverture de la COP). C'était une victoire symbolique forte pour les pays les plus vulnérables.
2. Des "Engagements" aux "Contributions" (INDC)
C’est ici qu’on a trouvé une astuce sémantique pour débloquer les négociations vers 2015. Au lieu de parler d'objectifs "imposés", on a commencé à parler de "Contributions Prévues Déterminées au niveau National" (INDC).
Cela permettait à chaque pays (USA et Chine inclus) de définir lui-même ce qu'il était prêt à faire, rendant l'idée d'un accord mondial plus acceptable.
3. Le départ spectaculaire des ONG
Fait rare dans l'histoire des COP : le 21 novembre, presque toutes les grandes ONG (Greenpeace, WWF, Oxfam...) et les mouvements syndicaux ont quitté la conférence en signe de protestation.
Ils dénonçaient l'influence excessive des lobbies du charbon (la Pologne organisait en même temps un sommet mondial sur le charbon) et le manque total d'ambition des pays riches.
Leur message était clair : "Cette conférence ne sert à rien, nous rentrons chez nous pour nous mobiliser avec les citoyens."
Ce qu'il faut retenir (Le bilan)
Point clé | Résultat |
Surnom | La "COP du charbon" ou la "COP de la colère". |
Avancée majeure | Création du Mécanisme de Varsovie sur les Pertes et Préjudices. |
Crise de confiance | Rupture historique entre les négociateurs et la société civile. |
Climat politique | Très lourd. La Pologne a été critiquée pour sa promotion du charbon durant le sommet. |
C'est le moment où le "citoyen lambda" et ses représentants (les ONG) disent officiellement : "On ne nous écoute pas, on n'a aucun retour, on s'en va."
À Varsovie, la diplomatie climatique a semblé s'enfermer dans une tour d'ivoire, déconnectée de l'urgence vécue par les populations (comme aux Philippines). Le fait que tu mentionnes n'avoir jamais eu de feedback sur tes écrits résonne avec ce sentiment qu'avaient les participants en 2013 : celui de parler dans le vide face à une machine bureaucratique qui protège les intérêts établis (comme ceux de l'industrie fossile).

